ACTION devant les commissariats de police «Les rafles et les visites domiciliaires ne nous protègent pas»

Bruxelles, le 2 novembre 2018.

Ce lundi matin à 7h30, le collectif Solidarity is not a crime a mené une action devant 25 commissariats dans les villes de Bruxelles, Ottignies, Wavre, Louvain-la-neuve, Liège, Mons et Namur.

Des rubalises affichant le message « Les rafles et les visites domiciliaires ne nous protègent pas » ont été déroulées à l’attention des forces de l’ordre. Le collectif entend dénoncer l’instrumentalisation des forces de police par le pouvoir politique dans son dessein de criminalisation des personnes migrantes et de leurs soutiens.

« La violence avec laquelle des personnes solidaires ont fait l’objet de perquisitions et sont aujourd’hui poursuivies avec un risque de peines lourdes est une grave dérive de l’usage des policiers.ères de notre pays, explique Hélène, une membre du Collectif. Depuis de nombreux mois, le gouvernement met la pression tant sur les personnes migrantes que sur les citoyens solidaires. Après avoir exigé des forces de police qu’elles procèdent à des rafles et des arrestations dans tout le pays, le gouvernement utilise les policiers.ères pour perquisitionner et arrêter des citoyen.ne.s belges qui ont agit par solidarité et humanité ».

Le Collectif Solidarity is not a crime dénonce la politique migratoire inhumaine du gouvernement qui recourt aux forces de police pour rafler des personnes migrantes et perquisitionner des citoyen.ne.s solidaires avec pour conséquence d’accroître la criminalisation des personnes migrantes ou des citoyen.ne.s solidaires. Il appelle l’ensemble des corps de police à ne pas se laisser détourner de leur fonction première de protection des personnes, en ce compris des plus vulnérables comme les personnes migrantes.

« Depuis des semaines, les policier.ère.s font savoir que les missions visant les personnes migrantes sont énergivores et se font au détriment de leurs missions premières, rappelle Yasmine du Collectif. Il y a quelques jours, des policiers sont sortis du silence pour dénoncer leur instrumentalisation par le gouvernement fédéral qui fait d’eux leurs bras armés. En janvier dernier, un malaise était perceptible parmi les forces de l’ordre sur le rôle qu’elles jouaient alors que des personnes interpellées étaient renvoyées au Soudan. Il était alors question de désobéissance civile dans les rangs de la police. Et bien qu’ils y aillent ! Parce que la population belge et les personnes migrantes ne peuvent être les victimes des mauvais choix politiques ».

Par cette action, le collectif entend défendre un Etat de droit qui protège l’ensemble de ses habitants, en ce compris les plus vulnérables comme les personnes migrantes. Il dénonce une politique sécuritaire et migratoire qui ne protège personne et détourne de leurs fonctions celles et ceux qui s’engagent pour effectivement protéger la population. Le collectif appelle aussi l’ensemble des citoyen.ne.s à ne pas laisser agir impunément la police lorsque celle-ci est détournée de son rôle.

Cette action s’inscrit dans le cadre du procès des 11 personnes accusées de trafic d’êtres humains et de participation à une organisation criminelle qui débute ce mercredi 7 novembre avec un rassemblement est prévu à 7h45 mercredi devant le Palais de Justice de Bruxelles.

 

 

Crédit photo: Solidarity is not a crime

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